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De Cancun à Cancon : appel pour une transition écologique et sociale

CHANGEONS LE SYSTEME, PAS LE CLIMAT !

 

A Cancun au Mexique, du 29 novembre au 10 décembre, se tient la Conférence de l'ONU sur le changement climatique. Le but est de donner un nouveau souffle aux négociations sur le changement climatique, après l'échec du sommet de Copenhague.


Le mouvement international pour la "justice climatique et environnementale" né à Copenhague veut montrer aux leaders du monde entier et aux institutions internationales, son opposition aux fausses solutions pour stopper la crise climatique, et porter ses propres revendications. Des militants venus des quatre coins de la planète, seront présents à Cancun pour peser sur ces négociations et tracer les perspectives de mobilisation. Le NPA soutient ce mouvement.


Il s'agit de pointer clairement l'origine capitaliste du dérèglement climatique en cours. Il s'agit de montrer qu'un modèle basé sur la logique de concurrence, donc de croissance illimitée, est incompatible avec la nécessité impérieuse de respecter les limites des écosystèmes et de leurs rythmes. Il s'agit enfin de dénoncer la colonisation impérialiste responsable de l'exploitation des ressources naturelles et des être humain, de réagir contre le mépris des gouvernements envers les victimes des dérèglements climatiques.


A l'occasion du sommet de Cancun, un appel a été lancé pour l'organisation « 1000 Cancun »partout dans le monde. C'est dans ce cadre que, en France, Attac, la Confédération paysanne, les Amis de la Terre, Bizi! ont pris l’initiative d’un rassemblement à Cancon dans le Lot et Garonne auquel le NPA participe.


Concrètement il faut que ce mouvement unitaire, confirme les avancées que constitue la déclaration de Cochabamba d'avril dernier qui lie urgence écologique et justice sociale, dans une perspective antiproductiviste et internationalise : contre le marché du carbone ou le dispositif REDD (1), contre les agrocarburants, les OGM, les droits de propriété intellectuelle sur le vivant, les Traités de Libre Commerce, pour que l’eau soit reconnue comme droit humain fondamental, pour le respect des droits des peuples indigènes, pour la création d'un cadre juridique international dont le but serait de mettre fin aux dérives en termes de surexploitation des ressources et irresponsabilité environnementale.


Il faut amplifier le mouvement, exiger des mesures qui permettent de diminuer dés maintenant les rejets de gaz à effet de serre. Cela suppose de prendre le contrôle des multinationales de l'énergie afin d'assurer pour tous la satisfaction des besoins élémentaires dans le respect des grands équilibres écologiques, de généraliser l'utilisation des énergies renouvelables. Cela suppose aussi de relocaliser les activités économiques, d'arrêter le gaspillage et le pillage des ressources, d'encourager l'agriculture vivrière paysanne, de remettre en cause certains axes de développement industriel comme par exemple l'automobile, la pétrochimie ou la construction navale et aéronautique, de réclamer la gratuité des transports en commun de proximité. 

(1) Programme des Nations unies sur la réduction des émissions résultant du déboisement et de la dégradation forestière dans les pays en développement qui vise à réduire ce chiffre en attribuant aux forêts une valeur financière basée sur leur capacité de stockage de carbone.

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