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Les élections régionales auront lieu dans quelques semaines alors que les
conditions de vie de la population se sont gravement détériorées. Les grands
groupes industriels et financiers font payer la crise, dont ils sont responsables, au
monde du travail, aux milieux populaires. Ces jours-ci, c’est par exemple Total qui
annonce 8 milliards d’euros de bénéfices en 2009 et prévoit de se débarrasser de
sa raffinerie de Dunkerque et de ses 780 salariés.

Sous prétexte de plans de sauvetage ou de relance, Sarkozy et son gouvernement
ont distribué des dizaines de milliards d’euros aux banques, ainsi qu’aux
industriels et aux riches à travers les baisses d’impôts. Maintenant, au nom des
déficits qu’ils ont ainsi créés, ils justifient des dizaines de milliers de suppressions
de postes dans l'éducation ou dans la santé et préparent de nouvelles attaques
contre les retraites.


Sanctionner la droite sans cautionner la gauche

Pour Sarkozy, une victoire électorale validerait sa politique de casse des droits
sociaux et démocratiques. Mais cela ne fait pas du parti socialiste un réel opposant
à la droite, comme le montrent bien les hésitations et volte-face de Martine
Aubry sur les retraites.
Il y a six ans, ayant remporté 20 régions sur 22, le PS déclarait qu’il en ferait
des « contre-pouvoirs » face à la droite. Mais il a mis en oeuvre lui-même, à la tête
des conseils régionaux, avec ses alliés du PCF et des Verts, une politique libérale
qui subventionne les grandes entreprises et privatise dans les services publics.

Des listes pour tout changer et rien lâcher

Une autre politique est nécessaire, et elle est possible si l’on remet en cause la
logique du marché et la mainmise des groupes financiers et industriels sur l’économie.
Pour cela, le NPA défendra dans ces élections – comme au sein des
conseils régionaux s'il y obtient des élus – des mesures d’urgence sociale, démocratique
et écologique.

En stoppant les subventions régionales versées à fonds perdus au patronat et
au privé, il est possible de défendre et d'étendre les services publics, notamment
dans le domaine de l'enseignement et de la formation professionnelle.
Parce que c'est juste socialement et nécessaire pour l'avenir de la planète, où
l’on doit réduire la pollution automobile pour empêcher le changement climatique,
il faut développer les transports collectifs et aller vers leur gratuité.
Une véritable politique de gauche implique aussi de soutenir matériellement
les salariés en lutte et de réserver les aides économiques à des structures telles
que les coopératives ouvrières.

Enfin, les régions pourraient devenir les premiers échelons d'une rupture
démocratique, en soumettant leurs grands choix et leurs principales décisions à
la population elle-même.

Défendre une politique anticapitaliste ne lâchant rien face à la droite et au
Medef, en toute indépendance du parti socialiste, voilà ce que propose le NPA.
Tous ensemble pour tout changer !



En mars prochain,
votez pour une gauche anticapitaliste indépendante
Meeting régional Midi-Pyrénées
mercredi 10 mars 20 h 30 salle Mermoz à Toulouse
avec Myriam Martin (tête de liste régionale)
Tag(s) : #Archives NPA Elections 2009-2010-2011

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