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Depuis le 26 janvier et durant 5 jours, le personnel de la société MBF Technologies de St Claude (Groupe Arche, l’un des principaux sous-traitant de l’automobile pour la fonderie aluminium) s’est mis en grève à 95 %, avec une forte détermination.

Celle-ci témoigne du sentiment qui s’est installé progressivement depuis 3 ans, après le rachat de l’entreprise par le groupe ARCHE.

Ce groupe est aussi propriétaire d'une usine, la SAM, située à Decazeville en Aveyron où une grève avait eu lieu printemps 2010 pour protester contre les méthodes autoriatires de la direction.

La direction du groupe ne donnait pas l’impression de vouloir réellement redresser l’entreprise MBF Saint-Claude, contrairement à d’autres sites. Pas de véritable dialogue social, alors que des promesses avaient été faites lors d’un précédent conflit en novembre 2009.

La situation s’était encore aggravée début 2011, avec une volonté de la direction de remettre en cause l’accord 35 heures. Le personnel a refusé et s’est mobilisé avec une journée de grève mi janvier provoquant une réaction épidermique de la direction qui a répliqué par 16 lettres d’avertissements à des salariés et l’engagement d’une procédure de licenciement à l’encontre d’un responsable de service qui ne voulait pas convaincre son équipe du bien fondé de la remise en cause des 35 heures.

Après 5 jours de grève, la direction a fini par céder sur l’ensemble des points exigés par les grévistes. Le protocole de fin de grève prévoit notamment :
- Annulation des 16 avertissements ;
- abandon de la procédure de licenciement contre le chef de service ;
- retrait de la procédure judiciaire engagée au TGI pour expulsion des grévistes ;
- le maintien d’une activité nécessaire et suffisante sur l’année, si la conjoncture automobile le permet, le groupe s’engage a redonner de la charge de travail à l’usine de St Claude. S’il y a crise, tous les sites du groupe devront être impactés de la même manière ;
- pas de changement d’horaires de travail tant qu’il n’y aura pas un accord signé par les syndicats ;
- l’étude de la grille de salaires pendant les négociations salariales ;
- paiement des jours de grève ;
- pas de poursuites contre les grévistes ;
- annulation de la réunion du comité entreprise extraordinaire annonçant du chômage partiel.

La reprise du travail s’est faite dans la nuit du 1er au 2 février 2011. C’est une victoire de la détermination des salariés face à une direction intransigeante au départ. La CGT va rester vigilante, et agir pour assurer la pérennité de l’usine MBF.

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