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L'usine Filtrauto de Bretagne, appartenant au groupe italien SOGEFI,  est menacée de fermeture vient de connaître une grève avec occupation de l'usine. 

Un accord a  été proposé aux syndicats du groupe pour les autres usines. La CGT de l’usine Filtrauto de Marcillac en Aveyron dénonce ce nouveau chantage. La direction du groupe  SOGEFI a en effet demandé à tous les syndicats du groupe de signer un accord moyennant finance (6 000 euros pour organisation syndicale . selon  la rédaction du  quotidien aveyronnais Centre Presse ) afin que le plan de licenciement touche exclusivement les salariés du site breton


La déléguée CGT de l’usine de Marcillac explique au journal Centre Presse: «  On ne peut pas accepter car les propositions de SOGEFI sont inacceptables. On nous demande de licencier nos collègues. La direction fait du chantage, on est pris en otage ».


Décidément le chantage à la signature d’accords de régression sociale devient la pratique courante du patronat.

 

La CGT de Filtrauto à Marcillac en Aveyron en affirmant sa solidarité avec les salariés de l’usine de Bretagne manifeste la seule voie possible : l’union entre tous les salariés d’un même groupe par delà toutes les divisions.

 

 Les 62 salariés de l'équipementier automobile Filtrauto, à Louvigné-de-Baie (près de Vitré en Ille-et-Vilaine) se sont mis en grève du 20 au 28 octobre 2010. Ils ont occupé leur usine pour protester contre la fermeture du site.. C''était  lors d'un simple CE, qu'ils avaient  appris en juillet que leur usine allait fermer ses portes le 31 octobre. Il y avait à l'époque 70 salariés dont 64 CDI,

 

Les délégués du personnel ont décidé de saisir en référé le tribunal administratif en raison de la présentation d’un nouveau Plan de sauvegarde pour l’emploi par la direction. Du coup, le site de Louvigné-de-Bais n'a pas fermé pas  31 octobre comme initialement prévu. Et les 62 salariés ont repris le travail après huit jours de grève.

 

Un plan de sauvegarde pour l'emploi prévoit aussi le reclassement en interne sur les sites de Vire, Marcillac (Aveyron) et Saint-Père-en-Retz, de 21 des 62 salariés

La direction a proposé une prime de 15 000 € par personne contre l'engagement des salariés à ne pas poursuivre l'équipementier automobile aux prud'hommes. Insuffisant pour le personnel. « L'entreprise nous fait du chantage. Certains ont 25 et même 30 ans d'ancienneté. Nous réclamons aussi 10 000 € de prime supralégale fixe, contre les 6 000 € proposés par la direction. Les finances de l'entreprise sont saines. Les actionnaires ont augmenté leur dividendes. C'est encore plus difficile à accepter », affirment les salariés.Les négociations avec la direction de Filtrauto à Guyancourt sont bloquées.

 

 

Et Filtrauto n'est pas une petite entreprise sous-traitante. Il appartient au groupe italien SOGEFI, leader européen dans le production dde composants automobiles, filtres et des suspensions. Le chiffre d'affaires du groupe était de plus d'un milliard d'euros en 2007.

 

La fermeture annoncée de l'usine bretonne s'inscrit dans la stratégie mondialisée du groupe pour qui chaque établissement est une unité de compte que l'on ferme depuis des décisions d'état major

Tag(s) : #GA Aveyron

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