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La semaine dernière la mobilisation des jeunes a encore grossi. Mardi 19 octobre, près de 200 000 jeunes sont descendus dans les rues. Jeudi 21, alors que les confédérations syndicales n’appelaient pas à une journée de mobilisation, on dénombrait plus de 55 000 jeunes en manifestation. Chaque jour, plusieurs milliers de lycées sont en grève et bloqués. Les facs commencent elles aussi à entrer dans la danse. Des assemblées générales (AG) regroupant plusieurs milliers d’étudiants se sont tenues à Rennes, Le Mans, Toulouse, Paris 1…
En fin de semaine dernière, le blocage avait été voté dans plus d’une dizaine d’universités. Le gouvernement toujours inquiet par ces mobilisations de jeunes tente tout pour les désamorcer. Une répression violente s’est abattue sur les lycéens avec présence policière dans les bahuts, tirs de flashballs, arrestations. Le gouvernement cherche à décrédibiliser le mouvement et à nous diviser entre d’un côté les « bons manifestants » et de l’autre « les méchants casseurs ». Plusieurs administrations ont décrété la fermeture de facs après la tenue d’AG massives. Mais malgré tout ça, la mobilisation continue de s’étendre et la détermination des jeunes reste intacte. L’exemple du mouvement contre le CPE nous a prouvé qu'il était possible de faire plier un gouvernement, malgré le vote de la loi. Avec la multiplication des grèves reconductibles, la possibilité de bloquer le pays et de faire céder le pouvoir devient crédible.
L'enjeu de la mobilisation dans la jeunesse pour cette semaine est de la maintenir et de l’étendre malgré les vacances et le vote de la loi.
Les lycées sont en vacances depuis le 22 octobre. Les étudiants doivent donc prendre le relais en se mettant massivement en grève, en bloquant le fonctionnement normal des universités et en sortant régulièrement dans les rues pour maintenir la visibilité du mouvement. Pour ne pas relâcher la pression, la coordination étudiante, réunissant près de 40 universités, appelle à une nouvelle journée de grève le 4 novembre, jour de la rentrée des lycées, en plus de la date du jeudi 28 octobre. Cette journée permettra aux lycéens de reprendre la mobilisation au plus vite. Pour la tenir et l'amplifier, il faut la structurer. Il faut généraliser les AG dans les lycées et les facs. C’est la garantie que les jeunes prennent en main leurs propres affaires. La tenue de coordinations nationales et régionales lycéennes et étudiantes est aussi un élément déterminant qui permettra d’étendre la mobilisation dans la jeunesse, de fixer ses propres rythmes. L’organisation et la structuration du mouvement est aussi le meilleur rempart pour résister à la répression que nous subissons.
Juliette Stein

Tag(s) : #Archives NPA

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