Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog


http://www.ladepeche.fr/article/2009/11/22/720631-Le-NPA-aux-cotes-des-24-d-Avidoc.html

Premier parti à se mobiliser suite à l'annonce de la fermeture de l'usine Avidoc de la zone des Gravasses (« La Dépêche » du jeudi 19 octobre), le NPA en appelle à la solidarité avec les personnels. « La volonté de fermer l'abattoir Avidoc s'inscrit dans une stratégie tournée vers le profit et le productivisme à outrance », déplorent ses militants. Outre les vingt-quatre emplois directement menacés, « ce sont des dizaines de paysans-éleveurs qui seront privés de débouchés à Villefranche », détaillent les mêmes. Et ce en fustigeant la logique d'Euralis « d'aller vers des exploitations industrielles où tout sera intégré, de l'élevage à l'abattoir et à la préparation des produits ». Et de rappeler : « Un dirigeant d'Euralis a déclaré le 19 novembre à la télévision sur « FR 3 » qu'il voulait des abattoirs d'au moins un million de canards ». Reste que pour ces militants, il s'agit bien là « d'un coup dur pour tout le bassin d'emploi du Villefranchois. L'information et le soutien aux vingt-quatre d'Avidoc sont indispensables. Au-delà de la solidarité que tient à affirmer le NPA, nous avons tous à nous mobiliser dans le Villefranchois. Rien n'est perdu d'avance : si on s'y mettait tous ensemble, il serait possible d'empêcher des pratiques aussi honteuses que celles des patrons d'Euralis ».

Brutalité immédiate

« Le choix brutal et immédiat est entre le licenciement ou le déménagement à plusieurs centaines de kilomètres, rappellent-ils. C'est un coup très dur pour les salariés, en majorité des femmes dont certaines ont près de 30 ans d'ancienneté ». Les propositions de reclassement se situent essentiellement à Maubourguet, dans les Hautes-Pyrénées.

Les conditions de travail dans un abattoir de canards sont particulièrement difficiles. Devant l'usine, la colère pointe, « des années à y travailler, à améliorer la qualité de la production : et tout cela pour apprendre à six semaines de Noël qu'on est viré ».

La solidarité avec les salariés s'esquisse. « Il faut que nous voyions avec les éleveurs et les syndicats agricoles ce qu'ils pensent faire, mais on sait qu'il y a là un terrain où paysans et salariés peuvent travailler ensemble et avoir un intérêt commun », note Michèle Vilanueva, une militante. Elle en appelle aussi au maire de Villefranche : « Veut-il, en laissant agir les grands groupes à leur guise, faire de Villefranche un désert ? ».

Reste qu'à quelques encablures des fêtes de fin d'année, où une structure comme Avidoc fonctionnera à plein régime, voir se profiler sa fermeture à l'horizon de la Saint-Sylvestre ne passe pas. L'impératif de solidarité saute aux yeux. « Elles ont d'abord été assommées par la nouvelle, mais ne sont pas persuadées que ce que dit la direction reflète la réalité ».

Les salariés viennent de se rapprocher de la CFDT pour avoir des conseils, voir quelle procédure et quelle marche à suivre enclencher pour tenter d'enrayer le processus de fermeture.

 


Tag(s) : #Archives NPA Villefranche de Rouergue

Partager cet article

Repost 0