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Lundi 15 février, s’est tenu le troisième sommet social réunissant les directions des confédérations syndicales et le gouvernement. La question des retraites a été au coeur de ce rendez-vous. Même si Sarkozy n’a rien dit sur le fond, au vu des déclarations des membres du gouvernement, du patronat et des experts en tout genre, les axes de cette nouvelle contre-réforme ne sont un mystère pour personne. Depuis des semaines, on nous rabâche la même rengaine - « on vit plus vieux, on doit travailler plus longtemps » - pour nous faire croire qu’il n’y a pas d’autre possibilité que d’allonger la durée de cotisation et de reculer l’âge légal du départ à la retraite. Derrière ce discours idéologique, l’objectif du gouvernement et du patronat est de faire baisser drastiquement le niveau des pensions et, ainsi, de faire payer aux travailleurs la facture de la crise.

D’autres choix sont possibles
Pour le NPA, la question des retraites n’est pas un débat démographique, un débat statistique ou technique, mais bel et bien un choix de société, de répartition des richesses et de partage du travail. On nous rabâche aussi, sans cesse, pour mieux attaquer nos retraites, qu’il y a un problème de financement en mettant en avant le déficit de la sécurité sociale. Mais si on augmentait de 300 euros nets l’ensemble des salaires sans exonération de cotisations sociales, cela rapporterait 50 milliards d’euros aux caisses sociales.
Quand il y a 5 millions de chômeurs, dont 1 million sans droits cette année, l’urgence n’est pas de faire travailler plus longtemps mais, au contraire, de permettre à tous et toutes de travailler.
Réduire le temps de travail à 32 heures, par exemple, permettrait d’en finir avec le chômage.

Organiser la résistance
Le calendrier antisocial a été défini. Le « débat » sur les retraites commencera donc en avril et un projet de loi sera déposé en septembre. Cela veut dire que le temps presse pour organiser la
mobilisation la plus large et la plus déterminée possible. Une première journée de grèves et de manifestations a été annoncée pour le 23 mars. Cette journée doit être réussie et servir à préparer un mouvement d’ensemble, qui sera seul capable de faire reculer le gouvernement.
Le NPA, de son côté, propose une rencontre à l’ensemble des organisations politiques de gauche, dès le 18 février dans le but d’agir ensemble pour que la retraite reste à 60 ans. Cette initiative ne se substitue pas aux initiatives des organisations syndicales, ni à celles du collectif unitaire lancé par la Fondation Copernic et Attac, auquel nous participons. Elle en est complémentaire et a pour but d’aider à construire le meilleur rapport de forces en faveur du monde du travail.
Le fait que l’on soit en période électorale et que d’importantes divergences de programme nous séparent d’autres forces de gauche ne doit en aucun cas empêcher l’unité d’action en défense des intérêts les plus vitaux des salariés !
C’est dès maintenant qu’il faut engager la riposte à la hauteur de l’attaque que le gouvernement est en train de préparer.
Le 16 février 2010.

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