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Toutes et tous mobilisons-nous contre le chômage et la précarité

Marre d'être licencié ! Marre d'être viré ! Marre du chômage imposé ! Marre des boulots "occupation" de merde ! Marre de la galère ! Marre de la survie ! Marre de justifier de sa misère ! Marre des 30 premiers jours du mois difficiles ! Marre de la rue ! Marre d'être fiché, comptabilisé, contrôlé, culpabilisé, convoqué, accusé, exploité, déprécié, déclassé, recalé, radié, suspecté, endetté, crevé, pressé, oppressés... Marre! Marre! Marre! C’est le ras-le-bol qu’expriment les chômeurs et précaires, en vous invitant à descendre dans la rue.

Assez du flicage, pour un service public de l’emploi

Le 9 novembre, les salariés de Pole Emploi, en grève à près de 50%, ont montré qu’ils refusent le nouveau rôle qu’on veut leur faire jouer. Plutôt que dialoguer, la direction a préféré le gazage physique de ses salarié(e)s. L’Etat supprime 1800 emplois à Pole Emploi alors que le nombre de chômeurs ne cesse d’augmenter. Les agents de Pole Emploi font de la gestion des listes, on leur demande de maquiller les chiffres du chômage en radiant les chômeurs et de jouer aux auxiliaires de police en contrôlant les papiers… Ils n’ont plus le temps de remplir leur mission d’accompagnement des chômeurs ni de calculer correctement les droits.  Ils sont passés de la souffrance à la colère.

UNEDIC : assurer un revenu décent pour toutes et tous

Le gouvernement avance à nouveau les mêmes plats que pour les retraites : casser un régime qui a fait ses preuves, réduire les allocations pour ceux  qui en bénéficient, mettre en avant les solutions individuelles. Chertier, président de Pole Emploi, avance l’idée d’un régime  à trois étages pour les chômeurs : une part  payée par l’Etat, une seconde tranche relevant de l’UNEDIC et un troisième niveau  payé par une assurance individuelle.

Nous considérons au contraire qu’il faut améliorer l’UNEDIC : en redistribuant les richesses créées par le travail (les cotisations sociales), il faut assurer un revenu décent pour tous, précaires, handicapés, retraités au minimum, etc. L’UNEDIC doit intégrer tous ceux qui font partie du salariat. Il faut repenser fondamentalement ce système qui laisse la moitié des chômeurs assistés par l’Etat, en leur faisant croire qu’ils seraient responsables de leur chômage ou de leur faible revenu. Le droit au travail, au logement, à la santé, sont des droits inaliénables. Assez d’assistance, ce sont des droits véritables qu’il faut mettre en avant.

Pendant le mouvement des retraites, nous avons su montrer la force de la solidarité. Aujourd’hui, à nouveau c’est au nom de la solidarité que nous devons descendre dans la rue contre le gouvernement et le MEDEF, contre la précarité et le chômage, pour un véritable droit au revenu à 1500 € minimum, ce qui est nécessaire pour vivre, et un emploi stable.

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