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Le NPA, conduit nationalement par Olivier Besancenot, est assez fortement implanté en sud-Aveyron. Hier il organisait pour ses militants, dans le cadre des prochaines élections européennes du 7 juin prochain, une soirée débat à la salle Combes à Millau. Une centaine de personnes ont participé à ce meeting.

A la tribune outre les représentants aveyronnais siégeait la tête de liste du Grand Ouest, Myriam Martin. Force est de constater que dans le concert des meeting des différents partis en lice, celui du NPA tranche avec des approches parfois subtiles des grands autres courants. «Nous affirmons clairement notre démarche en affichant une rupture totale avec le libéralisme qui conduit aujourd’hui les destinées européennes » affirme d’entrée de jeu Myriam Martin. Pas de compromis, pour le NPA, toute volonté de « ne pas affirmer des valeurs de gauche »  n’a ici pas de place. Et d’évoquer le fait que pratiquement « aucun citoyen n’est capable aujourd’hui de nommer le député européen qui le représente, un système menaçant totalement la droit des citoyens ».

 

«C’est une Europe sociale qui doit être mise en place et non une Europe financière allant vers le moins disant socail » et d’évoquer que derrière ces élections il est hors question d’abandonner les luttes, le NPA « est un parti issu de la basse, des luttes sociales, du terrain ». Le discours et radical, à l’image de ce nouveau parti sans concession avec les grands courants de gauche « qui font avant tout de ces élections des coups électoraux ».

Et pour le NPA, le 7 juin n’est pas simplement une finalité ayant pour but de « caser » des élus. Défense des services publics, augmentation des salaires et surtout pas question de voir des traités économiques avant tout être en première place des préoccupations. Pour preuve le meeting de Millau était intitulé «Meeting de lutte».Dans la complexité des différents traités qui s’empilent, le NPA ne veut pas y chercher des aménagements mais une remise à plat totale. Le 7 juin prochain, sera l’heure du bilan dans une gauche multiple qui n’a plus la cohésion quelle a connu autour du  «non » de 2005. 

 

 Article du Journal de Millau du 27/05/09

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