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Politiques austéritaires en Grèce

No passaran !

 

La zone euro est une zone de concurrence économique entre entreprises et entre Etats qui se veut « libre et non faussée ».

 

Sans politiques de réduction des inégalités structurelles et d'harmonisation sociale et fiscale (par exemple un SMIC européen et un même taux minimum d'imposition sur les entreprises) ce sont les politiques de dumping fiscal et social qui se sont multipliées.

 

L'Allemagne a joué sur la baisse du « coût » du travail : 6,5 millions de salariés allemands sont payés moins de 10 euros bruts de l'heure dont 2,5 millions à moins de 5 euros !

Dans un cadre de concurrence exacerbée, les pays les moins avancés de l'Union Européenne (UE) ont choisi le dumping fiscal, la baisse de l'imposition et des cotisations des plus riches et des entreprises, creusant ainsi leurs déficits et leur endettement.

 

Après l'explosion de la crise financière de 2008, les attaques spéculatives contre l'Etat grec se sont multipliées. Considéré comme un Etat « fragile » par les agences de notation, les taux d'intérêt accordés à ce pays ont explosé.

 

En dépit d'une résistance massive de la population, la troïka (UE, FMI, Banque Centrale Européenne) et les gouvernements grecs successifs ont coupé dans les dépenses publiques, comme si les dépenses des grecs étaient responsables de la hausse de l'endettement. Il s'agissait d'un nouveau prétexte pour les patrons et les actionnaires pour renforcer leurs profits : baisse drastique des salaires et des pensions, hausse de l'âge de la retraite, licenciements massifs de fonctionnaires, privatisations…

 

Les conséquences sociales et sanitaires de ces politiques sont dramatiques : explosion de la pauvreté, des millions de personnes ne pouvant plus se soigner, se nourrissant avec l'« aide » européenne, l'explosion du taux de suicide…

Aux législatives du 6 mai dernier, un parti néo nazi a recueilli plus de 7 % des voix. Les attaques violentes contre les immigrés, les syndicalistes et militants de gauche se multiplient…

 

Syriza, une coalition de la gauche radicale, a, elle, remporté près de 17 % des voix sur un programme refusant les mesures austéritaires de l'UE et pour le refus de payer la dette.

A côté d'autres courants d'extrême-gauche qui refusent de participer à un front social et politique commun, Syriza a dû faire face aux pressions des partis traditionnels et des médias pour renoncer à ses exigences et former un gouvernement collaborant à la mise à genoux de la population. Syriza a maintenu le cap et n’a rien cédé. De nouvelles élections auront lieu le 17 juin prochain.

 

Le drame du peuple grec est aux portes de l'Espagne et de la France où le premier budget de l'Etat est d'ores et déjà celui consacré à rembourser les intérêts de la dette.

 

En France et dans toute l'Union européenne, la gauche radicale, le mouvement social et syndical doivent s'unir pour construire un vaste mouvement de solidarité aux côtés du peuple grec et de Syriza contre les politiques « austéritaires », pour l'annulation de la dette grecque auprès des banquiers, pour la mise sous contrôle public de la BCE pour mener une politique de crédits socialement utiles contre la « règle de fer » du pacte budgétaire européen.

 

No passaran !

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