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800 manifestants à Rodez pour la défense du service public d’Education Nationale.


Alors que le gouvernement n’hésite pas à céder 360 milliards d’euros pour sauver les banques d’une crise dont elles sont coupables, l’Education Nationale, comme les autres services publics, subit de nouvelles attaques. 11 200 postes ont été supprimés en 2008, 13 500 le seront en 2009. Le budget qui s’apprête à être voté est en régression.

 

Des services affaiblis

Des milliers de jeunes risquent d’être exclus du droit à l’éducation par ce nouveau modèle d’école. Le bac pro passant de quatre à trois ans, laissera sans diplôme ceux qui avant postulaient pour des études courtes amenant au CAP et BEP ; la suppression de 3000 des 8000 postes de RASED (réseau d’aide spécialisé pour les élèves en difficultés) privera quelques 150 000 élèves de la possibilité d’être aidé. Déjà, les suppressions de postes entraînent la fermeture de classes, principalement en maternelle. Ainsi la scolarisation des 2-3 ans a chuté de 27 % entre 2000 et 2007. Et c’est 80 000 postes qui doivent encore disparaître d’ici cinq ans !

 

Casser la poche de résistance que sont les enseignants

C’est la raison d’être du service minimum d’accueil (SMA) dont c’était l’un des premiers tests. De nombreuses villes ont refusé de le mettre en place. En Aveyron, les communes ont exprimé d’une seule voix lors d’une réunion avec le préfet il y a dix jours, les difficultés d’application de cette loi. Claude Teyssèdre, maire PS de Rodez, ne l’a pas appliqué pour des raisons de sécurité. Les maires de Saint-Affrique et de Millau se sont désolidarisés de ce mouvement.

 

Différentes modalités d’actions

A Rodez, une assemblée générale a rassemblé avant la manifestation quelques quatre-vingt personnes au collège Fabre. Après être revenus sur les raisons de la grève et le nombre de collègues inscrits dans le mouvement, il a été question des différents moyens de résistance à mettre en place pour lutter contre un ministre bête et arrogant à l’image de ce gouvernement. Le cas d’Alain Refalo enseignant de Colomiers, sanctionné pour avoir déclaré sur son blog qu’il refusait d’appliquer les nouveaux programmes, est revenu souvent dans le débat. Tout le monde aura pu noter le manque de courage du représentant du SE UNSA, refusant de cautionner l’action de ce collègue. « Le développement d’actes de résistance individuelles est peut-être dû au manque de confiance dans la combativité des directions syndicales » lui a répondu un enseignant de Millau.

Une grande partie de l’AG était favorable à amplifier rapidement le mouvement et à reconduire une journée de grève pour la semaine suivante. Il a ainsi été proposé de faire voter l’AG sur cette proposition. Mais pour une partie au moins de l’intersyndicale, il n’est pas question que l’AG devienne décisionnelle. La réunion s’est terminée par l’engagement solennel des chefs à transmettre l’opinion de la base aux états major syndicaux et à la presse. Nous voilà rassurés !

La manifestation a défilé en bonne ordre, est allée saluée la permanence du député UMP Yves Censi, puis après une prise de parole à la préfecture, s’est terminé devant l’inspection académique en déposant des silhouettes noires et des chrysanthèmes, symbolisant la casse des écoles publiques.

 

Aller vers une grève reconductible

Cette grève du 20 novembre doit permettre à tous les personnels, du primaire au supérieur, de se retrouver ensemble dans la rue. Cette journée ne doit pas être une nouvelle édition des grèves de 24 heures. Il faut maintenant se poser la question de la grève reconductible. Cela veut dire se battre dans toutes les structures pour poser la question de la grève reconductible aux assemblées générales des personnels en lutte. Le but doit être d’arriver à une grève massive pour le mois de décembre. Il faudra sans doute affronter les directions syndicales, qui auront plus à l’esprit les élections professionnelles et le retour aux négociations. C’est pourquoi il faut développer des cadres d’auto-organisation.




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Tag(s) : #Archives NPA Rodez
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