Decazeville. La gauche des gauches joue l'ouverture
Politique. Le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) compte une centaine d'adhérents dans l'Aveyron, dont un quart dans le Bassin.
Le NPA (Nouveau Parti anticapitaliste) existe : la phase « préparatoire » est maintenant terminée, et ses adhérents sont maintenant entrés dans la partie plus active. Tout le monde est d'accord pour revendiquer une « rupture avec le système capitaliste », et la candidature NPA aux prochaines européennes sera menée sur cet axe : créer un large front anticapitalistique.
La phase de « construction » du NPA (Nouveau Parti anticapitaliste) va cependant se poursuivre : elle va même se prolonger éternellement, puisque le fonctionnement repose sur « l'ouverture à tous » et le « débat démocratique » : soit deux principes qui permettront au parti d'évoluer, de se « construire » en permanence.
Né sur les cendres de la LCR, le NPA se veut un mouvement « plus large ». « Au soir du congrès national, nous étions déjà 9 000 adhérents, soit trois fois plus que la LCR ». Le « canal historique » demeure, mais il est rejoint « par des militants d'autres partis (PC, PS), par des syndicalistes, ou par des citoyens en colère, qui ont envie de s'engager pour participer à un autre projet de vie ». Outre la contestation de la politique de Nicolas Sarkozy, le NPA entend aussi devenir une « force de négociation et de proposition ».
Localement, les 25 adhérents du Bassin ont bon espoir de voir leur troupe prendre de l'ampleur : d'abord parce que « 80 personnes ont participé à notre première réunion publique » ; ensuite parce que le contexte de crise économique favorise de plus en plus la contestation du modèle capitaliste. Entre « les grandes entreprises qui licencient alors qu'elles versent des milliards de dividendes à leurs actionnaires » et « L'UNEDIC qui annonce 282 000 chômeurs de plus en 2009 », la matière à contester ne manque pas.
Déjà présent dans toutes les luttes du Bassin (services publics, lycée, école, hôpital, SAM), le NPA entend relayer les revendications qui partout se font jour.
« Les luttes menées en Guadeloupe, Martinique, Guyane, montrent l'ampleur du problème, face à un gouvernement sourd aux revendications. Ce gouvernement joue avec le feu au risque de voir ces mouvements faire tâche d'huile ».
Réunions publiques
Les cinq sections NPA mises en place dans l'Aveyron (Rodez, Villefranche, Millau, Saint-Affrique, Decazeville) proposent un fonctionnement en « autonomie ». Il permet à chacun d'avoir droit au chapitre, sans référence « hiérarchique ». « C'est une formule qui permet aux membres du comité national de rester proches des gens et des réalités du terrain » commentent les adhérents.
À Decazeville, le NPA se réunit le premier jeudi de chaque mois (20 h 30, immeuble Cayrol) : ces réunions sont ouvertes à tous publics.
| Une section locale du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) a vu le jour Les militants du Nouveau parti anticapitaliste se positionnent comme la première force contestataire et entendent prendre « une part active dans la lutte des gens au quotidien ». |
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| Une section locale du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) a vu le jour Les militants du Nouveau parti anticapitaliste se positionnent comme la première force contestataire et entendent prendre « une part active dans la lutte des gens au quotidien ». JUSQU'À SON congrès fondateur qui s'est tenu au début du mois de février, le nouveau parti anticapitaliste (NPA) était un parti en construction. « Désormais, cette étape est finie, c'est un vrai parti », assuraient mercredi soir ses adhérents du comité decazevillois lors d'un point presse. Partant, la Ligue Communiste révolutionnaire (LCR) a été dissoute. Et la nouvelle entité revendique, au niveau national, trois fois plus d'adhérents que la défunte LCR (9 000 contre 3 200). Pour autant, s'il s'agit bien d'un nouveau parti « à la gauche de la gauche ». On retrouve dans ses rangs, et environ pour un tiers, les anciens membres du parti trotskiste, les deux tiers restants étant composés d'anciens militants du PC ou encore du PS, mais aussi de militants syndicaux ou associatifs (altermondialistes, sortir du nucléaire, anti OGM), « mais aussi, affirment les adhérents, des citoyens qui ne s'étaient jamais spécialement impliqués dans la politique et qui ont été séduits par cette démarche particulièrement démocratique puisque nous avons pris 18 mois pour constituer ce nouveau parti... » Le comité decazevillois compte une trentaine d'adhérents, soit pratiquement un tiers des adhérents du comité aveyronnais qui enverra deux délégués : le Decazevillois Maxime Gaillac et le représentant du comité saint-affricain Ioannic Lebris pour le représenter au niveau national. |
