La misère l’ex service public.
Fin février la direction de France Télécom déclenche encore des « plans de solidarité pour faire face aux manques d’effectifs, aux manques de moyens matériels et tenter de rétablir dans les Landes en particulier le téléphone fixe et mobile. Cette deuxième confrontation (1999-2009) de l’ex service public avec des situations extrêmes est sans appel. La privatisation a porté un coup fatal aux capacités des agents de France Télécom d’agir vite pour rétablir un service vital en temps de crise. Les actionnaires avides de dividendes n’ont que faire des délais qu’il faudra pour rétablir un paysan des Landes ou du Gers.
Cette deuxième alerte devrait, attirer l’attention des syndicalistes, des élus des citoyens à une vaste échelle. Demain confronté à une crise majeure sur une partie importante du territoire des services vitaux ne seront pas capable de faire face à cette situation les conséquences seraient catastrophiques pour la population. Sur ce terrain là nous sommes sur le point de rejoindre par le bas les USA, capable de faire la guerre partout dans le monde mais de ne pas venir en aide à la population de la Nlle Orléans.
Une alerte qu’il faut prendre au sérieux.
C’est sous ce titre que le «Parisien- Aujourd’hui en France» montre du doigt FranceTélécom :«Pendant plusieurs jours après la tempête, les Landes se sont retrouvées dans un vrai trou noir de communication. Ni les fixes ni les portables ne fonctionnaient...». Et le journal de citer le président du Conseil général des Landes, Henri Emmanuelli : «Même les réseaux de gendarmerie ou de la DDE ne fonctionnaient plus ... je vais demander une commission d’enquête parlementaire Pour lui, « Il va falloir imposer des contraintes à France Télécom pour la gestion du réseau, ou trouver d’autres solutions », car selon lui « le chiffre d’investissement de France Télécom en Aquitaine est ridicule.
La crise pour remettre en cause les acquis.
L’ampleur de la crise sur les réseaux de FT s’explique en premier lieu par la baisse d’investissement sur les réseaux, par le manque de techniciens d’intervention, par une sous traitance galopante travaillant dans des conditions lamentables. La crise a servi à brader les 35h en systématisant les heures supplémentaires. Les techniciens ont travaillé 55 heures hebdo sur 7 jours au mépris des conditions de travail et de sécurité. Très souvent ces multiples plans d’alertes n’ont servi qu’ à masquer le retard de travail dans la relève de dérangements. Henri Emmanuelli soumettait l’idée d’imposer des contraintes à France Télécom, chiche. C’est une bonne idée…surtout quand on participé de près à la privatisation de l’opérateur.