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Les élections régionales sont devenues un véritable casse-tête au Parti communiste français. Et une occasion de régler quelques comptes avec ses partenaires et en interne.

La secrétaire nationale, Marie-George Buffet doit gérer les impatiences de son appareil. Voire même un certain esprit de revanche sur le congrès de décembre 2008 où la minorité dite des "transformateurs" avait contesté la direction. Dans deux régions, ses leaders viennent de se faire écarter.

 

PIERRE LAURENT PRÉFÉRÉ À PATRICK BRAOUEZEC EN ILE-DE-FRANCE

Le premier, le plus emblématique, est Patrick Braouezec. Le député de Seine-Saint-Denis avait postulé pour conduire la liste en Ile-de-France et tenter d’élargir la coalition électorale à des personnalités comme Clémentine Autain, la conseillère régionale sortante Claire Villiers, ou encore des syndicalistes et des instellectuels.

D’intenses négociations ont agité les couloirs du parti depuis un mois, la direction tentant à plusieurs reprises de contrer cette candidature. En présentant d’abord Pierre Laurent, numéro 2 du PCF ; puis, devant le peu d’enthousiasme interne, en faisant circuler le nom de la secrétaire nationale. Même insuccès. Enfin, en sollicitant d’autres élus connus. En vain : les soutiens du député de Seine-Saint-Denis étaient réels parmi les élus.

Coincée, la direction a mis en place un "groupe de travail" avec les candidats et les secrétaires fédéraux. Pendant ce temps, Michel Laurent, le responsable de la région pour le PCF et frère de Pierre, concoctait ses listes avec les courants internes les plus identitaires du parti. Objectif : garder Pierre Laurent comme tête de liste et conforter les militants en présentant des listes où le PCF se taille la part du lion.

Lundi 8 décembre, Michel Laurent a obtenu par un vote une courte majorité au sein du groupe de travail en faveur de son frère. La tête de liste du "93" a été réservée à Marie-George Buffet. Et comme lot de consolation, il a été proposé à M. Braouezec d’animer le comité de soutien... de Pierre Laurent.

 

MARIE-PIERRE VIEU JETTE L’ÉPONGE EN MIDI-PYRÉNÉES

Marie-Pierre Vieu, chef de file des "tranformateurs" au dernier congrès, a aussi fait les frais de cette fermeture en Midi-Pyrénées. Dans un vote au couteau, lors d’une réunion des secrétaires fédéraux, elle se retrouvait à égalité avec un conseiller régional sortant, Charles Marziani, un fidèle de Mme Buffet.

Dans le débat, il lui a été clairement indiqué qu’il n’était pas question de confier un tel poste à une "liquidatrice du parti". Quant aux huit têtes de listes fédérales, la fédération régionale PCF propose huit communistes. Mme Vieu a donc jeté l’éponge.

 

LES PARTENAIRES DU FRONT DE GAUCHE SE REBIFFENT

Du côté des amis de Jean-Luc Mélenchon et du Parti de gauche, on estime que la "deuxième force" du Front de gauche "mérite respect" et que les listes doivent "refléter la diversité".

Le Parti de gauche revendique six têtes de listes régionales : outre l’Ile-de-France pour M. Mélenchon ("Ce sera l’Ile-de-France et rien d’autre", répète celui-ci), Rhône-Alpes, la Franche-Comté, le Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées et les Pays de Loire.

La Gauche unitaire de Christian Picquet, plus modeste, aimerait conduire le Front de gauche dans deux régions : Rhône-Alpes et Haute-Normandie. Et avoir une tête de liste pour son leader Christian Picquet dans un département d’Ile-de-France.

 

Toutes ces demandes ont pour le moment été refusées Place du Colonel Fabien.

"Le Front de gauche, ce n’est pas l’union autour du PCF. S’ils continuent comme ça, ils vont faire dérailler le train", grince un ami de M. Picquet.

 

Sylvia Zappi

 

 

 

Tag(s) : #Archives NPA Elections 2009-2010-2011

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