Cheminots, postiers, enseignants,
hospitaliers, ouvriers de l’automobile...
C’est tous ensemble qu’on peut gagner
De nombreux mouvements...
Les grèves et manifestations se succèdent, souvent avec un certain succès, postiers
et usagers de la poste contre la privatisation, cheminots contre l’allongement du
temps de travail, pilotes d’avion contre la retraite à 65 ou 70 ans, enseignants contre
les suppressions d’emplois, ouvriers de l’automobile contre les licenciements et les
baisses de salaires, petits producteurs de lait contre la chute de leurs revenus, agents
hospitaliers et usagers contre les fermetures d’unités de santé...
...mais dispersés
Dans un savant calendrier syndical fragmenté, les pilotes ont fait grève du 14 au 17, les
enseignants le 20, les postiers et usagers du service public postal ont manifesté le 22,
les cheminots après le 6 étaient appelés le 18 ou le 23 mais ça a été annulé dans la
confusion par la majorité des syndicats, les enseignants à nouveau le 10/12, les salariés
de l’automobile à différentes reprises, les agents hospitaliers et usagers des services
de santé de manière éparpillée et enfin les travailleurs du privé dans de multiples
luttes contre les licenciements. Là où il faudrait s’appuyer sur ces protestations pour
construire une véritable riposte tous ensemble et maintenant, les syndicats ne la
proposent qu’au début...2009. Ce qui repousse à un plus tard indéterminé et incertain
ce qu’il faudrait préparer aujourd’hui.
Pourtant la crise nous plonge tous dans le même bain
La crise commence a avoir des conséquences dramatiques partout: banques, bâtiment,
automobile, chimie, sidérurgie, transport, commerce... Tout le monde sait que
nous sommes tous concernés comme salarié, contribuable, consommateur ou petit
producteur. Tout le monde comprend que les capitalistes veulent nous faire payer leur
crise et commencent à le faire, que le gouvernement les aide à cela et qu’enfin les
divisions du PS montrent qu’on ne peut pas compter sur lui pour s’opposer à Sarkozy.
Le sens des colères sociales locales ou catégorielles qui se font entendre depuis
septembre dans ce climat de crise est celui-là: chercher à se rejoindre pour devenir
cette force collective qui manque tant.
Seul le « tous ensemble » répond aux nécessités
du moment
Et puis le gouvernement n’est si pas si fort qu’il le fanfaronne. Ses atermoiements
sur la Poste ou la SNCF le montrent. Il n’est fort que de notre division. Il craint que
l’unification des mécontentements naisse du succès d’un des mouvements actuels. La
réussite de la manifestation du salon de l’auto réunissant des milliers de travailleurs
de l’automobile du pays et celui la grève et des manifestations autour de Renault
Sandouville prouvent que c’est dans l’air et que c’est possible. Nous devons tout
faire pour que de ces mille colères populaires se renforce la conscience de construire
une riposte unie qui transformera l’éparpillement des mouvements, la lassitude et
l’inquiétude diffuses actuelles en confiance et espoir.